Épargne salariale : les jeunes imposent le virage vers les actions
L’épargne salariale française connaît une mutation majeure. Selon l'Association française de la gestion financière (AFG), les encours ont grimpé de 15 % pour atteindre 229,4 milliards d’euros fin 2025.
Mais le changement le plus notable réside dans le comportement des épargnants, qui délaissent la sécurité des fonds monétaires pour le rendement des actions.
Le déclin du monétaire au profit des actions
Le "tout sécuritaire" perd du terrain. Les fonds monétaires, qui représentaient 20 % des encours il y a quinze ans, sont tombés à 15 % en 2025. En parallèle, les actions progressent nettement : en incluant l'actionnariat salarié, elles représentent désormais 54 % des allocations globales.
Cette évolution valide la pédagogie des professionnels, qui rappellent que l’épargne salariale est un outil de long terme, peu adapté aux produits de court terme comme le monétaire.
La génération "Gestion Pilotée"
Le moteur de cette transformation est démographique. Les moins de 30 ans plébiscitent la gestion pilotée, un mode automatique qui ajuste l'exposition au risque selon l'âge.
- Adhésion massive : 50 % des moins de 30 ans l'utilisent, contre seulement 35 % des plus de 60 ans.
- Offensive assumée : Chez ces jeunes épargnants, l'exposition aux actions culmine à 87 %.
Ce dynamisme contraste avec les générations précédentes, qui avaient tendance à adopter des postures beaucoup plus prudentes au même âge. Si la sécurisation reste automatique à l'approche de la retraite, la nouvelle génération d'actifs semble bien plus encline à accepter le risque pour doper ses performances.