Orange CI : 42 techniciens formés pour surveiller le réseau depuis les airs
Orange Côte d’Ivoire accélère sa mue technologique à Yamoussoukro. Le vendredi 25 septembre 2026, l’opérateur a remis leurs certificats à 42 techniciens et ingénieurs formés au télépilotage de drones, après quelque 1 000 heures d’apprentissage. Objectif : transformer l’inspection des infrastructures télécoms et gagner en sécurité, en précision et en réactivité. Pylônes, bâtiments, champs solaires… Les drones sont désormais mobilisés pour inspecter les infrastructures d’Orange Côte d’Ivoire. Le projet, lancé en 2022, est entré dans une phase d’industrialisation en 2025. La certification des équipes en 2026 marque une nouvelle étape dans ce déploiement. Le principe est simple : éviter autant que possible aux techniciens de grimper eux-mêmes sur les structures. Les appareils capturent des images haute définition et enregistrent automatiquement les coordonnées GPS. Les données sont ensuite intégrées aux outils de suivi afin de produire des rapports destinés aux équipes d’exploitation.
Le véritable changement ne tient toutefois pas uniquement au drone. Orange mise aussi sur l’intelligence artificielle pour exploiter les milliers d’images collectées. Sa solution DroneAI Inspection analyse les clichés afin d’identifier différentes anomalies : corrosion, vieillissement, défauts de verticalité ou encore surchauffes thermiques. Selon les données communiquées par l’opérateur, la précision atteint jusqu’à 97 % pour la détection des surchauffes et 95 % pour les défauts de verticalité. Le gain de temps est également significatif. L’analyse d’un site, qui pouvait nécessiter trois à quatre heures manuellement, peut désormais être ramenée à moins de trente minutes. Les infrastructures sont ensuite classées selon leur niveau de criticité afin de prioriser les interventions. Cette technologie commence déjà à produire des résultats sur le terrain. Orange Côte d’Ivoire dispose actuellement d’une flotte de 12 drones. Deux campagnes de maintenance ont permis d’effectuer 83 inspections à Yamoussoukro, Abengourou, Bouaké, Daloa ou encore San-Pédro, sans incident signalé.
Pour l’opérateur, l'enjeu dépasse la seule réduction des risques professionnels. Une détection plus précoce de la corrosion ou des fissures doit permettre d’intervenir avant qu’une défaillance ne perturbe le réseau. Le drone devient ainsi un maillon d’une chaîne plus large : collecte automatisée, traitement des données, analyse par IA et maintenance préventive. Orange veut également pousser l’usage de ces technologies au-delà de l’inspection. La modélisation en trois dimensions des infrastructures peut notamment contribuer à améliorer la couverture radio dans les zones habitées. L’entreprise prévoit par ailleurs un volet éducatif autour de la conception, de la programmation et du pilotage des drones. Le pari est donc double Pour Orange Côte d’Ivoire. D’abord faire du drone un outil industriel et ensuite, développer localement les compétences capables de l’exploiter. Une manière de faire de l’innovation non plus un simple argument technologique, mais un instrument de performance du réseau.