Pétrole : Le Congo entre dans le top 6 africain
Le Congo-Brazzaville peut encore compter sur un sous-sol particulièrement généreux. Selon les données de S&P Global Commodity Insights citées dans le rapport 2026 de l’African Energy Chamber, le pays dispose de 3,489 milliards de barils de réserves liquides techniquement récupérables restantes.
Un potentiel qui le propulse au sixième rang africain, derrière le Nigeria, la Libye, l’Algérie, l’Angola et la Namibie. Le chiffre donne la mesure des ressources encore disponibles. A juillet 2025, le Nigeria arrive largement en tête du classement avec 24,458 milliards de barils, devant la Libye (14,236 milliards), l’Algérie (13,490 milliards), l’Angola (8,859 milliards) et la Namibie (3,916 milliards). Avec ses 3,489 milliards de barils, le Congo devance notamment le Ghana (2,167 milliards) et l’Égypte (1,879 milliard).
A l’échelle du continent, le potentiel reste considérable. L’Afrique a déjà produit ou identifié plus de 420 milliards de barils équivalent pétrole de ressources techniquement récupérables, dont environ 180 milliards de barils restent encore à extraire. Une manne qui entretient les ambitions des principaux producteurs africains, alors que le secteur fait face à la nécessité de renouveler les investissements et de maintenir l’attractivité des bassins pétroliers. Pour Brazzaville, le classement revêt une dimension particulière. Le Congo représente à lui seul plus de la moitié des réserves liquides récupérables restantes d’Afrique centrale, une région qui en totalise environ 6,545 milliards de barils. Le pays apparaît ainsi comme l’un des principaux pôles pétroliers de son espace régional.
Le contraste est toutefois marqué avec le gaz. Le Congo ne figure pas parmi les dix pays africains disposant des plus importantes réserves gazières récupérables restantes. Le potentiel identifié par les données disponibles se concentre donc davantage sur le pétrole, alors que le Mozambique et le Nigeria dominent largement le classement gazier. Cette position renforce en tout cas le poids du Congo dans le paysage pétrolier du golfe de Guinée. Elle souligne surtout que, derrière les niveaux de production annuels, le pays dispose encore d’un important stock de ressources à valoriser.